littérature définitionnelle

Antonymes

Tout est toujours perdu pour la femme Et sa faiblesse
Et sa puissance et son esprit Et quand elle sait
Fermer ses jambes son corps est celui d'un bâton
Et quand elle sait libérer son malheur elle le modèle
Sa vie est une limpide et douce union
Il n'y a pas de haine affligée

Sa mort elle diffère de ces victimes menaçantes
Qu'on avait dénudées pour ce même instant
Que peut leur éviter de se coucher le soir
Elles qu'on perd au matin occupées résolues
Taisez ces silences Ma mort Et laissez allez vos rires
Il n'y a pas de haine affligée

Ma laide haine ma détestée haine ma cicatrice
Je te jette hors de moi comme un serpent sain
Et ceux-là en ignorant nous entendent rester
Rejetant devant moi les silences que tu as dénoués
Et qui pour ta petite bouche longtemps après naquirent
Il n'y a pas de haine affligée

L'instant d'oublier de mourir il est encore trop tôt
Que rient dans la clarté nos esprits dissonants
Ce qu'il manque de bonheur pour un grand opéra
Ce qu'il manque de voeux pour voler une suée
Ce qu'il manque de rires pour un crissement de violon
Il n'y a pas de haine affligée

Il n'y a pas de haine qui ne soit à quiétude
Il n'y a pas de haine dont on ne soit guéri
Il n'y a pas de haine dont on ne soit rajeuni
Et pas moins que de toi la haine de l'étranger
Il n'y a pas de haine qui ne meure de rire
Il n'y a pas de haine affligée
Mais c'est ma haine à moi


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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